17 février 2007: départ pour l'ascension du Kilimandjaro...


Allez je me lance dans le récit de l'ascension du Kilimanjaro :



Je retrouve Kris à Dar Es Salam en revenant de Zanzibar, nous ne sommes pas vraiment organisés pour une telle ascension mais coûte que coûte, c'est notre projet, notre rêve, alors on y va, droit devant, on part direction Moshi, point de départ de tous les arrangements pour un tel périple.
On y arrive vers 21h30 et comme si de rien n'était, en 10 minutes, on a une chambre d'hôtel, deux bières fraîches et un guide qui arrive sous peu pour démarrer l'ascension le lendemain matin avec nous. Comme dans un rêve, on entre dans la partie négociation et on va se coucher comme des fleurs pour être bien prêt comme il faut... Bon, j'ai pas de lunettes de soleil ce qui explique que mes yeux piquent encore un peu, Kris voulait y aller en chaussures de tennis, j'ai oublié la seule fourchette et la seule cuillère que nous avions prévus etc etc... Mais pas de panique, on est pas tout seul sur le massif et y'aura toujours de quoi manger et boire de l'eau alors yallah c'est parti...


JOUR 1 : (1800 m / 3000 m)

En forêt, on démarre par 3 ou 4h de marche tranquille sous une vraie jungle, très dense. On a l'impression que c'est un miel de couleur vert qui dégouline partout sur les branches qui s'entrelassent dans tous les sens. Pas beaucoup de bruit comme on pourrait l'imaginer alors on se fait la discute avec Kris, on trouve un bel endroit pour le déjeuner et mon cher accompagnateur ne perd pas l'occasion de faire tomber son sac à dos dans un p'tit cours d'eau, faut bien commencer les galères sinon c'est pas drôle !!!
On arrive au camp n°1, plein de touristes, on établie déjà des stratégies pour les éviter mais c'est pas facile, ils sont partout et dans tous les genres ... J'ai dormi une partie de la nuit dehors et je crois n'avoir jamais vu un ciel aussi étoilé... dédicace à ma petite buse, pas facile de trouver tes pléiades !!!...


JOUR 2 : (3000 m / 3850 m)

Il y a normalement 4 heures de marche et je crois que nous avons mis un peu plus de 2h30 avec Kris, on tient la forme et on enchaine les paysages vraiment changeants. La marche commence a être rythmée, la mécanique est installée dans nos jambes et ça se déroule plutot pas mal.
Le terrain est pas difficile et ça avance bien, pas vraiment d'intempéries, un peu de brume c'est tout. Ces deux premiers jours ne donnent pas une impression de sommet le plus haut d'Afrique, je me demande un peu où nous sommes et vers quoi on se dirige.
Nous avons les premiers aperçus du sommet et on rêve déjà ... Un spot super pour se coucher, une vallée toute entière pour nous, on attend le lever du soleil avec impatience, les couleurs vont exploser dans tous les sens, je le sens déjà ...




JOUR 3 : (3850 m / 4300 m / 3950 m)

Journée un peu plus festive que les autres, on grimpe puis on descend. Après avoir atteint l'endroit où tous les touristes restent pour le déjeuner, nous avons une montée difficile, vraiment rude mais on y va et on trouve un gros rocher en cours de route pour la pause sandwich.
J'ai l'impression que nous trouvons toujours de quoi nous isoler des touristes et heureusement parce que je n'avais pas imaginé que cette montagne soit aussi transformée en gouffre à devises étrangères mais ça c'est une autre histoire. Au moins, nous sommes sur le parcours MACHAME et non pas la voie MARANGU alias la Coca Cola Road, rien que le nom me rend dingue ... On trouve une fois encore un endroit super pour dormir et des porteurs très sympas nous apportent le thé, l'Afrique peut te surprendre à chaque instant...


JOUR 4 : ( 3950 m / 4600 m)

Dernière étape avant le départ pour le sommet, la journée la plus difficile depuis le début. On monte en puissance et ça grimpe de plus en plus, il faut tourner à l'aspirine car les maux de têtes sont redondants et très éprouvants. Nous sommes juste en dessous du sommet, on se couche en l'admirant mais en pensant sérieusement au réveil suivant. Celui-ci se fera a 00h30 pour un départ a 1h, ce sera donc une ascension de nuit, tout comme le Cotopaxi il y a 6 ans, j'ai l'impression que c'était hier. Nous avons 5895 mètres devant nous, nous sommes à 4600 mètres, cela nous laisse 1300 mètres de dénivelés positifs, ça va pas être de la tarte !!!




JOUR 5 :

On se lève, rien dans le ventre, pas très malin ... On démarre doucement dans le noir. Notre guide n'a plus de lumière alors je lui prête ma frontale et on avance. Pas vraiment froid mais faut pas être trop lent sinon tu refroidis très vite. Kris a un peu de mal puis de plus en plus, il a besoin de pause régulièrement, l'altitude fait son effet et les forces s'amaincissent. Perte d'équilibre, manque d'air, ça devient très compliqué et il décide de ne pas continuer. Kris redescend alors avec le guide et me voilà parti à l'assaut du Kilimanjaro pas vraiment tout seul parce qu'il y a d'autres grimpeurs où plutôt d'autres loupiottes qui se balladent mais je sens que je vais me le faire en solo.

J'attrape un premier groupe, trop lent, faut que j'avance plus vite. Je perds parfois le chemin alors il me faut passer à travers les pierres. Quelques instants de panique quand je n'apperçois plus aucune lumière, je retire ma capuche et mon bonnet et je me mets a accélérer jusqu'aux prochaines lumières visibles, le rythme cardiaque s'emballe et la respiration se fait difficile dans ces situations-là. Je passe plusieurs groupes de marcheurs et il faut affronter la poussière qui se soulève de leurs pas et comme vous avez la bouche grande ouverte à la rechercher d'oxygène disponible, ce n'est pas très agréable. C'est d'abord une sensation de froid sur le bout des doigts puis les pieds puis inversement, c'est horrible et douloureux.

Il est 4h30 et je prends une petite pause, on m'apprend qu'il reste 2 heures de marche. Là je ne sais pas comment mais j'accuse la fatigue et je dois absolument m'asseoir. Je suis dos à un rocher et je commence à trembler. Mais comment avancer encore deux heures alors que je suis au bout de mes forces ??? Les questions fusent et je ne sais pas du tout comment cette histoire va finir. Je commence un peu à stresser quand même, je suis seul et je ne sais pas si je serai assez résistant pour finir cette ascension.
Tout d'un coup, j'ai un flash: Les couvertures de survie (merci mon oncle Franckie) alors j'en sors une et je me roule dedans durant un quart d'heure, je rentre la tête le plus possible entre mes épaules et voici venu le moment de prendre une décision, si je me réchauffe suffisamment, je repars pour en finir à 5895 metres d'altitude, si je ne me remotive pas en très peu de temps, je devrais faire demi tour...



Le kilimanjaro est à l'image de notre projet, aller jusqu'au bout de nos ressources pour y arriver... C'est la force morale qui prend le dessus et me voilà reparti...
Je pleure, je ris, je hurle intérieurement, j'explose de nervosité, ce ne sont pas mes jambes qui avancent mais mon cerveau qui enchaine les pensées en tout genre et qui fait que l'effort ne se fait plus sentir. Les idées fusent, je suis enragé et je ne vois pas pourquoi je n'y parviendrai pas alors que d'autres le peuvent.
Manque de préparation physique, peut-être pas le matériel le plus adéquat ... des excuses... j'irai en haut non pas sans douleur mais ce sera forcément un bon souvenir et aujourd'hui ça l'est... un moment inoubliable... Etre allé au bout de moi-même et avoir découvert des limites physiques encore inexplorées est une sensation unique au monde.

D'un coup, l'horizon rougit, ce sont les derniers mètres, il faut arriver en haut pour voir le soleil sortir comme un boulet de canon. J'accélère sur les derniers mètres, je vois un rocher, je fonce, je pose tout ce que j'ai sur le dos, je tremble mais je ne m'en rends pas compte et là enfin, la récompense, le soleil sur le toit de l'Afrique, un spectale n'ayant pas de prix et que les rumeurs disparaissent dans la seconde, le Kilimanjaro est bel et bien recouvert de neige et de glaciers. Toute cette masse blanche diminue certes mais il y en a encore un paquet.
Ne pas se rassurer trop vite, les dérèglements climatiques sont bien réels mais il ne faut pas raconter n'importe quoi et tout simplement aller voir de ses propres yeux ...

Quelle sensation... il faut encore grimper une bonne heure pour atteindre le pic UHURU à 5895 mètres d'où on voit le cratère mais qu'on ne peut pas approcher de trop près malheureusement. Il y a une superbe mer de nuages sur la droite, des glaciers font leur apparition de partout, c'est incroyable. Je n'en crois pas mes yeux, je pleure encore une fois, un rêve de plus vient de s'incrire sur ma liste d'objectifs réalisés, je me sens bien...

J'ai ma boussole porte-bonheur merci à Pat, Arno, Jibe et Repie. Je pense à mes accompagnateurs de treck en Amérique Latine (Jerem, Jibe, Fred, Dan et Jess). J'ai une forte pensée pour eux avec qui j'ai vécu ce genre de sensation alors messieurs, faudra absolument envisager cette ascension une fois dans votre vie, je vous recommande la meilleure préparation et une belle force de caractère et comme dit si bien Jerem : '' Allons voir ce qu'il y a de l'autre côté de la montagne... ''



Le temps de faire une photo avec un petit papier où il est inscrit : '' le 22/02/07, 5895 mètres, Kilimanjaro, POUR LOUISE '' En effet, ma nièce aura 3 ans le 26 février, bon anniversaire mon coeur, j'irai jusqu'au bout du monde pour tes yeux bleus ...




La descente est dure, je suis extenué et j'apprends à mon arrivée au camp qu'il y a 4 heures de plus pour rejoindre le camp où nous passerons la dernière nuit. Heureusement, je retrouve Kris en milieu de chemin qui va beaucoup mieux. Il a eu le bon reflexe en faisant demi-tour parce que nous n'avions même pas fait un quart du chemin et il aurait été très dangeureux de vouloir s'obstiner. Je lui dédicace ce sommet et suis très heureux d'avoir partagé cette expérience avec lui, merci encore mon pote et ne te fais pas de souci, le Kili est sur ta route quoiqu'il arrive ...



Le Kilimanjaro ou la raison d'être de notre projet : '' Repousser les limites, aller plus loin, plus haut en partageant nos émotions ''

 

De Nairobi à Zanzibar...


Il s'en est passé des choses depuis Nairobi mais je vais essayer de résumer...

J'ai traversé la frontière à l'ouest du Parsc Masai Mara par la route la moins pratiquée et la plus orientée '' rencontre du 3ème type '' comme dirait Kris. Je suis donc arrivé à Mwamza, assez animé, lieu de transit et de départ pour le fameux Serengeti et ses nuits de camping à 35 dollars par personne.

Bref, l'histoire drôle de Mwamza, c'est une prise de contact assez délirante avec la police ferrovière qui a pas apprécié que je photographie des trains accidentés. Ils m'ont prit pour un reporter alors j'ai raconté que je photographiais des trains à travers le monde pour ramener un album souvenir à mon père qui était cheminot et aujourd'hui retraité de la SNCF, on ne sait plus quoi inventer...




J'ai du rester un jour de plus car ils ont oublié de me réveiller à la Guest House où je dormais et cela m'a permis de rencontrer Joseph et Abdallah qui m'ont arrangé tous mes soucis et se sont occupés de moi comme si j'étais vraiment en grosses difficultés. Je pense qu'ils voulaient tout simplement que rien ne m'arrive alors merci a eux.

Le trajet entre Mwamza et Kigoma fut des plus laborieux car siège on ne peut plus inconfortable et surtout panne de bus a 23h en Afrique, tout va bien Jean Finipsme !!! Nous avons pousse un bus pendant 1h30, une trentaine d'hommes, un seul blanc forcément et un souvenir inoubliable, je n'y crois toujours pas... Pousser un bus sur un chemin de terre à la seule lumière de la lune ... Toute cette histoire m'a permi de rencontrer Abdon Maragesi j'ai nommé '' l'homme aux carottes - Mister carott ''. Ce monsieur m'a abordé durant le voyage en me disant qu'au moins, j'aurais quelque chose à écrire dans mon carnet de route puis il m'a aidé à me poser en ville après ce voyage titanesque...19h de retard tout de même...

Nous sommes allés au mémorial du docteur Livingstone, célèbre missionnaire écossais parti en afrique pour assister les populations isolées et frappées par les épidemies et l'esclavage organisé par les pays arabes. Puis chose qui ne doit pas arriver souvent, l'homme aux carottes est venu à ma Guest House me laisser une invitation à diner avec lui et sa femme chez lui. Je peux vous dire que ce n'est pas tous les jours que les locaux ouvrent leurs portes de cette facon-là dans une ville ou il n'y a aucun souci pour trouver à manger, quel honneur et quel bonheur !!!



Je raconterai brièvement que sur Kigoma et également grâce au bus tombé en panne, j'ai fait la connaissance de l'un des créateurs de l'organisation MIBOS dont j'espère vous entendrez parler sous peu. Le pivert n'a pas dit son dernier mot a Zanzibar, on peut faire quelque chose avec eux, c'est sure mais je ne sais pas si j'aurai la chance de retourner à Kigoma. C'est après 30h de train entre Kigoma et Dodoma puis 7h de bus que j'arrive enfin à Dar Es Salaam, capitale de la Tanzanie.

A peine arrivé, je suis en contact avec Jean, un autre francais expatrié et c'est parti le lendemain pour l'île de Zanzibar et ce fameux festival de musique. 2h30 de traversée en bateau et me voilà en plein Stone Town, la vieille ville. Un dédalle de rue ou il est aussi facile de se perdre que de manger un poulet-frites en Afrique de l'Est (bizarement, le poulet frite est très facile à trouver par ici)...

Le festival se déroule dans un vieux fort au bord de l'eau, équipé pour l'évènement, c'est superbe et ça me rappelle le festival de Jazz dans la vieille cité de Carcassone et une certaine Cesaria Evora. Les barbecues Sea Food permettent de déguster à n'importe quel moment de très bonnes brochettes de poissons et il y a le long du port un vieux monsieur qui prépare un thé comme jamais vous n'en avez bu de votre vie, un vrai délice...



Zanzibar, lieu de transit des esclaves noirs en direction des pays arabes. Je ne citerai volontairement aucun chiffre, je vous laisse faire votre recherche vous même mais c'est énorme. Bref, cette île est chargée d'histoire et ça se sent. Il faut savoir qu'il y existe une forte influence indienne, tout comme Nairobi et Dar Es Salaam. 98 % de la population zanzibarite est musulmane alors on vit au rythme des prières et selon les traditions locales.



Zanzibar offre une très forte identité et ce ne sont pas moins de 1 million de personnes réparties sur les deux îles. En dehors de Stone Town, ce sont des plages merveilleuses, idylliques, bleues par les eaux, blanches par les sbales et vertes avec tous ces cocotiers qui recouvrent l'île. Ce sont des routes de terre rouge qui transpercent ces étendues verdoyantes, un mélange de couleurs très plaisant pour les yeux d'un nordiste connaissant plus la grisaille que les couleurs méditerranéennes.



Pour ce qui est du festival, le programme était très chargé. Musique venant d'Afrique essentiellement (Zimbabwe, Mozambique, Rwanda, Nigeria, Tanzanie, Kenya, Sénégal et bien évidemment la musique traditionnelle zanzibarite : '' le Taraab '' mais aussi des artistes norvégiens, autrichiens, suisses ...). Le mélange des style entre ce que nous pourrions appeler la musique du monde, le reggae, le rap, la musique instrumentale, des instruments d'un autre monde et des influences musicales comme on en trouve nulle part ailleurs.



Quelle ambiance, quelle puissance musicale, quelles voix parfois mélodieuses parfois hurlantes de révolte mais c'est aussi un cri de rassemblement sous la coupe de la musique que l'on ne peut contrôler, qui traverse les frontières, qu'on ne peut retenir et qui trouvera toujours son chemin ... Durant ce festival j'ai eu la chance et l'honneur d'être interpelé par Bi Kidude, la célèbre chanteuse (un peu comme la Cesaria Evora du Zanzibar). J'ai soudainement vu un attroupement et je me suis avancé pour voir tous ces jeunes regroupés autour de cette grand-mère qui m'a regardé droit dans les yeux, demandé de venir en face d'elle, m'a tenu la main et fait la conversation avec l'aide d'un traducteur. Elle voulait savoir ce que je faisais là, d'où je venais et a fini par me raconter quelle avait été sa surprise la première fois qu'elle avait mangé des grenouilles en France !!!



Bi Kidude


Un moment très précieux, le pivert a décidément beaucoup de chance, les rencontres se font nombreuses et parfois avec les gens les plus reconnus de ce joyau qu'est Zanzibar ... Musique, musique et encore de la musique pendant 6 jours, de belles images pleines de couleurs, un partage général avec tous ces gens venus pour la même chose, une forte présence touristique mais canalisée et puis dès que vous partez vers les plages les moins visitées qui sont parfois les plus splendides, une sensation de bout du monde s'empare de vous en très peu de temps, photos de bâteaux, images de pêcheurs et quantité de bons poissons grillés ...



Une petite visite des parties de l'île servant à la culture des épices (Zanzibar, premier exportateur mondial de clou de girofle) plus un p'tit tour en bateau direction une île où la taille des tortues dépassent mes facultés imaginationnelles, c'est vraiment dingue et très impressionnant. On ne peut pas imaginer leur poid et leur taille, c'est tout simplement trop pour les yeux d'un seul pivert...

Zanzibar ou un lieu de prédilection pour les amoureux, rivalité certaine avec l'archipel des Galapagos pour un futur voyage de noces !!!

 

Forum social de Nairobi


Alors je dirais que je suis arrivé en plein contexte international de par l'organisation de ce forum qui maintenant jouit d'une célèbre réputation.
Il y avait beaucoup d'artisanat et de prestations théatrales portant sur les dangers du sida, le fait d'accepter les autres quelques soient leur couleur de peau, les problèmes liés à l'alcoolisme type inceste etc...

Les nombreuses conférences qui avaient lieu portaient souvent sur les producteurs de produits agricoles de partout dans le monde en vue d'une amélioration de leur niveau de vie, rapport à l'exploitation de la terre n'apportant aucun bénéfice pour les petits producteurs alors que les firmes mondiales empochent le pactole.

Beaucoup de choses aussi sur les déréglements climatiques et bravo au passage à tous ceux qui ont fermé les lumières en France entre 19h55 et 20h le 1er février dernier.

Beaucoup de choses aussi sur la situation de l'Afrique dans le monde et le problème des politiques corrompues qui font que les choses ne changent jamais vraiment et qui lorsqu'elles le peuvent, soudainement, c'est une pluie d'assassinats qui survient.
Exemple d'Ingrid Bétancourt qui est encore détenue dans les forêts colombiennes...

Bref je suis arrivé en cours de route et je n'ai pas vraiment eu le temps de me plonger à fond dans le sujet mais tous les continents étaient représentés et ce regroupement des cultures dans une même enceinte était un parfait tremplin pour mon tour du monde dans l'hémisphère sud.
 

Arrivée à Nairobi au Kenya

Le Kenya se trouve en Afrique de l'Est et se situe entre l'Ethiopie, la Somalie, l'Ouganda, et la Tanzanie.

C'est une ancienne colonie britannique ce qui explique qu'on y parle et qu'on y apprend l'anglais à l'école. Le Kenya a obtenu son indépendance le 12 décembre 1963, il y a moins de 50 ans!!!

Mon arrivée à Nairobi fut des plus appréciables puisque Christophe alias Kris Lave avait pour ainsi dire tout preparé. Boniface un ami chauffeur de taxi m'attendait à l'aéroport avec une pancarte sur laquelle était marqué devinez quoi: PIWI. Ma foi je suis arrivé comme à la maison...



J'ai été déposé chez Miguel, un ami de Kris qui m'a accueilli à bras ouverts et fait découvrir la nuit de Nairobi comme il se doit. Je ne savais pas qu'un corps humain pouvait bouger de la sorte. La bière locale est pas super et ressemble à de l'eau, le temps de la Karmeliet triple est révolu mes amis...Nairobi c'est un peu plus de 3 millions d'habitants et une désorganisation incroyable. les règles de circulation sont simples, il n'y en a aucune.

On y parle essentiellement anglais mais la langue nationale est le Swahili alors il faut apprendre à coup de Ashante Sana, Sawa Sawa, Manbo et autre Poa...Nairobi est à 1729m d'altitude tout de même et le peu de vent qu'on y trouve est très mais alors très agréable.

Cette ville est cosmopolite, dangeureuse et américanisée.

J'ai donc eu la chance de me faire une vraie idée de la réalité africaine, profiter des folles nuits sur Nairobi a été sans aucun doute un bon tremplin pour mon adaptation mais cette rencontre avec l'orphelinat, c'est quand même autre chose...

Ici les routes sont défoncées, les besoins inombrables. C'est difficile de comprendre tout se qui se passe ici, il faut des connaissances géopolitiques très affutées et beaucoup d'expérience. De nombreuses conversations permettent d'en savoir un peu plus mais c'est pas toujours facile. Histoire de pression sur les villages et les tribus aux approches des élections, il faut absolument apprivoiser les votes de chacun pour détenir le pouvoir. On ne parle que de corruption ici alors que faut-il espérer? Bienvenue en Afrique...

Donner pour mieux recevoir, j'en ferai ma propre adaptation: Donner pour apprendre à mieux donner...

Chaque fois je ferai une dédicace à 6 personnes parce que 6 milliards de piverts alors pour cette fois, nous aurons:

Rémi Favier:donne-moi des nouvelles amigo et sache que je pense très fort à toi

Reynald Verfaille: Merci encore pour le site chef et porte toi bien, plein de békots

Euloge Akono: Quel bonheur de te revoir, très impatient de renouveler tout ça, prend soin de toi et ton ptit trésor

Julie Bertout: J'ai pas fait la compil de musique latino, quelle honte!!!tu attendras bien 2008

Christophe Lavalle: Bientôt le sommet de l'Afrique sera entre nos mains amigo, merci pour tout...

Valérie Garcy: Je veux des nouvelles de toi très vite sur mon adresse perso chère et tendre cousine, je t'embrasse très fort