J'ai choisi la Zambie et donc l'intérieur de la partie sud du continent africain parce que je pense que je vais être suffisament au bord de l'eau durant la deuxième et la troisième partie de cette grande aventure à savoir l'Asie du Sud Est et l'Océanie. Je reviendrai pour le Mozanbique qui est un très grand pays où il faut avoir le temps devant soi et où parait-il les plages sont somptueuses. La Zambie est frontalier avec pas moins de 8 pays, grand comme la France, l'Angleterre et l'Irlande réunis et propose une forme très étrange.



Les premiers européens arrivés en Zambie au 15ème siècle étaient des portugais, ils empruntèrent généralement des chemins utilisés par les arabes quelques siècles auparavant pour mener leur commerce des escales à travers toute la région sud de ce continent.

Ce sont un peu moins de 11 millions d'habitants répartis principalement dans les grandes agglomérations. La capitale est Lusaka et la monnaie locale est le Kwacha. L'indépendance fut obtenue le 26 octobre 1964 et la Zambie portait avant cette date le nom de Rhodésie du Nord, le Zimbabwe étant le Rhodésie du Sud. On y recence entre 70 et 80 tribus ou groupes ethniques et environ 20 dialectes dont les principaux sont le Pemba, le Tonga, le Nyanja et le Lozi. Les principales rivières sont bien évidemment le Zambeze mais il y a également le Luangwa et le Kafue.



L'économie est principalement dirigée vers l'agriculture et donc très dépendante de l'aide internationale. 4eme fournisseur mondial de cuivre et 1er fournisseur mondial de cobalt. Tout comme le Malawi, le tourisme commence très doucement à devenir une source de revenus intéressante mais il reste beaucoup à faire. Un travailleur non qualifié gagne environ 25 US dollars et un employé qualifié en ville peut espérer jusque 60 US dollars. La Zambie est aujourd'hui le second taux au monde d'orphelins du sida car 50 % de la population totale a moins de 16 ans et déja 50 % d'entre eux ont perdu au moins un parent à cause de ce virus.

Je suis entré en Zambie en train par la frontière Nord et suis arrivé dans le village de Mpika, endroit paisible où j'ai eu l'impression d'être le seul " Mzungu ", le seul blanc. Contact facile avec la population locale et pas du tout d'activité touristique ce qui fait parfois beaucoup de bien. A cause des pluies tombées début Mars, beaucoup de routes étaient impraticables et la Zambie restera à mes yeux un pays où de nombreux endroits sont inaccessibles pour la plupart des véhicules. J'ai eu ensuite l'occasion de me rendre à Kapisha où il y a un lodge très luxueux et c'est après un léger malentendu en ma faveur que j'ai pu m'installer dans un mini chalet tout confort pour le prix du camping. Un jardin splendide et rayonnant de milles couleurs juste en face de la rivière, les seuls autres touristes partis le lendemain de mon arrivée et surtout les sources d'eau chaude plantées au beau milieu d'un morceau de forêt pas vraiment amenagé mais juste un petit mur de pierre permettant la séparation avec la rivière où les crocodiles circulent en masse. Tout ça rien que pour moi, je suis donc resté 4 jours à méditer sur les raisons mais aussi la chance qui m'avait emmené dans cette aventure un peu folle mais surtout très enrichissante. J'ai aussi eu la possibilité de discuter un long moment avec les professeurs de l'école du coin (7 profs pour plus de 380 enfants). Les enfants doivent pour certains parcourir 10 kilomètres pour se rendre à l'école et donc 10 autres kilomètres pour rentrer à la maison. L'école tente de fournir le matériel nécessaire à chacun ainsi que les uniformes et la nourriture mais c'est tout simplement impossible pour tellement d'enfants et avec si peu de moyens. Il y avait ici une forte opportunité d'action mais trop difficile à réaliser sans véhicule et je ne voyais pas du tout comment garder le moindre contact pour que notre aide puisse s'étaler sur plusieurs années alors je n'ai rien engagé sur place, un choix difficile mais un choix quand même

Comme me l'a dit un jour Mr Théo St Maxent à qui j'adresse mes meilleurs sentiments : " Choisir, c'est renoncer; Ne pas choisir, c'est ne pas vivre ..."



Direction Lusaka puis immédiatement vers Chipata qui est la dernière vraie ville avant le parc national South Luangwa mais une fois encore, tout est bloqué alors je décide de rentrer au Malawi et je repasse donc deux semaines plus tard la même frontière pour retenter le coup dans ce fameux parc. Je fais la rencontre d'un couple Neo Zélandais - Espagnol très mais alors très sympa, Idoia et Craig avec qui on se lance vers le parc parce que le feeling est passé tout de suite. Environ 17 heures pour parcourir 180 kilomètres, une horreur et un souvenir très désagréable de notre aventure mais nous sommes finalement arrivés dans un splendide complexe où un petit espace isolé était reservé aux campeurs, suffisament éloigné des touristes qui occupaient les bungalows de haut standing. Bref, c'est en face de la rivière Luangwa que nous avons fais notre vie durant 4 jours en préparant nos repas, parfois des poissons que les pécheurs du coin nous offraient, le tout en regardant les hippos se baigner dans l'eau tout la journée, les buffalos traverser la rivière après de longues hésitations, les babouins qui eux circulent absolument partout et enfin les crocos patienter au bord de l'eau pour une proie facile. Nous sommes allés à deux reprises dans le parc avec les véhicules du lodge, une fois la nuit pour essayer de voir un léopard ou un lion qui sont plus faciles à repérer la nuit durant la saison des pluies mais ce fut sans résultats (pas de big Cats) et une autre fois au petit matin et c'est là que j'ai vraiment eu ma première impression de la vie sauvage qui règne en Afrique. Depart vers 6h du matin et immédiatement, ce fut un festival entre les éléphants qui circulent comme ils leur chantent, les giraffes, les zèbres, les buffalos, plusieurs variétés d'antilopes mais en grande quantité et tout cela de très très près. Un spectacle unique, quelle sensation de se ballader au milieu de cet univers dont nous avons tous rêvé en regardant " le livre de la jungle ". Mais c'est tout de même plus intimidant lorsqu'un éléphant redresse ses oreilles (signe d'une possible charge d'un éléphant qui se sent en danger) en vous fixant durant deux interminables minutes. Je me suis debrouillé pour dormir en dehors de ma tente toutes les nuits, ce qui est normalement interdit, car c'est au lever du soleil que les hippos ressortent de la forêt ou ils se nourrissent la nuit pour enfin rentrer dans l'eau et n'en ressortir que la nuit suivante. C'est quasiment le seul moment où on peut les voir le corps totalement hors de l'eau mais les bruits durant la nuit vous font vraiment imaginer tout et n'importe quoi, j'ai quelques souvenirs de sursauts à cause d'un bruit de feuillage un peu alarmant. Nous avons passés les deux jours suivants à jouer aux fléchettes, j'ai appris les règles du cricket avec Craig et eu l'occasion de pratiquer un peu mon espagnol avec Idoia, qu'est ce que ça fait du bien d'oublier l'anglais quelques heures !!! Je suis maintenant invité à passer Noël chez Craig puisque je serai en Décembre en Nouvelle Zélande.

Nous sommes ensuite partis pour Livingstone, du nom du célèbre explorateur britannique, où l'activité touristique vous rend tout simplement dingue alors je ferai court sur cette étape là. On a fait une journée complète avec Craig de saut en tous genres, descente en rappel, rap jumping qui consiste à descendre une falaise le corps perpendiculaire à celle-ci mais tournée vers le sol, vous pouvez donc marcher ou tenter de courir le long de cette falaise (un très bon souvenir mais une vraie frayeur), tirolienne en plein milieu des gorges se situant dans le prolongement des chuttes Victoria, l'une des 7 merveilles du monde !!! Un spectacle hallucinant, quelquechose de très différent des chuttes d'Iguazu à la frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay, impressionnant mais d'une autre façon car vous pouvez marcher juste en face des chutes et avoir une réelle impression de cette force incontrôlable qui s'exprime à travers un grondement continu et la formation de milliers de nuages composés de mini gouttes d'eau s'élevant très haut dans le ciel, se trouvant une place parmis les vrais nuages pour un court instant avant de vous retomber sur le bout du nez sous forme d'un espèce de spray, comme une grande douche gratuite pour tous les visiteurs de cet endroit trop fréquenté mais à voir absolument. Je suis resté un peu plus longtemps que mes nouveaux amis car notre troisième action était en route et j'avais de belles opportunités sur Livingstone et puis je dois également avouer que je ne pouvais résister à ce fameux pont situé lui aussi dans le prolongement des chutes et dont on peut se jeter à l'élastique d'une hauteur de 111 mètres. Pas forcément beaucoup plus haut que ce que j'avais déjà fait avec mes amis Milouz, Alex et Céline mais dans un endroit vraiment rêvé pour ce genre de sensations extrêmes !!!







La fin de mon séjour en Zambie a été des plus mouvementés. Je me suis rendu dans le village de Sesheke où je devais normalement continuer en direction de Mongu pour trouver sur ma route les chutes de Ngonye (pas aussi impressionnantes que Victoria mais beaucoup plus tranquille) et finalement entrer dans le parc national de Kafue mais aucun transport, toutes les routes bloquées donc demi tour et c'est reparti pour un tour vers Lusaka où je finalise notre troisième action que vous pouvez découvrir dans la rubrique correspondante. De là, je prends cette fois-ci la route principale direction Mongu lorsqu'à un check point, un officier de l'immigration me fait remarquer que mon visa est expiré depuis 4 jours et c'est le début d'une histoire longue et pas du tout intéressante que je ne vous raconterez pas et qui aurait pu me coûter très cher en temps mais aussi en argent. Résultat des courses, je suis de retour à Lusaka et je m'apprète à passer la frontière vers le Zimbabwe. Je quitte la Zambie sur un désagréable souvenir mais ce n'est vraiment pas ce que je retiendrai de ce magnifique et accueillant pays que je recommande absolument à tous ceux qui s'aventurent dans cette région de l'Afrique. Mon expérience de l'Afrique sera définitivement marquée par mon passage en Zambie et l'action réalisée est un bon exemple de ce que nous pouvons concrétiser à l'autre bout du monde ...



Les dédicaces:

Romain Lecocq : Comme mon petit frère, tellement impatient de faire un voyage en sa compagnie, je suis admiratif devant ce jeune garcon de 14 ans qui m'inspire chaque jour un peu plus.

Florence Mazingant : Elle fait beaucoup de cadeau et j'ai eu la chance d'en avoir plein y compris du très bon champagne mais le plus beau sera son amitié et la manière avec laquelle elle sait se montrer si disponible, un chtite fleur du 51 !!!

Mister Jibe d'Afro Jibe : Parti lui aussi pour du dépaysement bien comme il faut, un ami de tous les voyages et j'ai eu la chance de barouder comme il faut avec cet oiseau là, c'est certainement là que des affinités indélébiles se sont créés.

Francesco Colosimo : On est pas d'accord sur tout mais on a choisi de parler de tout et c'est selon moi ce qui fait que nous partageons beaucoup. J'ai toujours trouvé quelque chose d'enrichissant dans nos conversations. Tu aimes à pratiquer les deux côtés : la déconne et le sérieux, tu penses aux autres et tu te donnes beaucoup de mal pour le confort des tiens. Bravo Monsieur Colo ...

Sophie, Paul et Louis Noudéviwa : Je suis fan, c'est simple, avec beaucoup de sourire et le coeur ouvert. Je suis très impatient de voir votre petit trésor qui fait apparement parti de la catégorie minipouce. Je vous envoie toutes les bonnes ondes qui m'entourent ici en Afrique où je me sens bien ...

Céline et Toto : Des amis du coin comme on dit, des personnages tout entier et qui savent faire de la place dans un frigo pour y mettre un maximum de bonnes bières. Merci pour vos moments si touchants dans le pti carnet qui me suis partout mais aussi sur notre site, plein de békots et n'oubliez pas : Tout chti qui pisse, tien ch'biroute danch'main ...