De Nairobi à Zanzibar...

Il s'en est passé des choses depuis Nairobi mais je vais essayer de résumer...

J'ai traversé la frontière à l'ouest du Parsc Masai Mara par la route la moins pratiquée et la plus orientée '' rencontre du 3ème type '' comme dirait Kris. Je suis donc arrivé à Mwamza, assez animé, lieu de transit et de départ pour le fameux Serengeti et ses nuits de camping à 35 dollars par personne.

Bref, l'histoire drôle de Mwamza, c'est une prise de contact assez délirante avec la police ferrovière qui a pas apprécié que je photographie des trains accidentés. Ils m'ont prit pour un reporter alors j'ai raconté que je photographiais des trains à travers le monde pour ramener un album souvenir à mon père qui était cheminot et aujourd'hui retraité de la SNCF, on ne sait plus quoi inventer...




J'ai du rester un jour de plus car ils ont oublié de me réveiller à la Guest House où je dormais et cela m'a permis de rencontrer Joseph et Abdallah qui m'ont arrangé tous mes soucis et se sont occupés de moi comme si j'étais vraiment en grosses difficultés. Je pense qu'ils voulaient tout simplement que rien ne m'arrive alors merci a eux.

Le trajet entre Mwamza et Kigoma fut des plus laborieux car siège on ne peut plus inconfortable et surtout panne de bus a 23h en Afrique, tout va bien Jean Finipsme !!! Nous avons pousse un bus pendant 1h30, une trentaine d'hommes, un seul blanc forcément et un souvenir inoubliable, je n'y crois toujours pas... Pousser un bus sur un chemin de terre à la seule lumière de la lune ... Toute cette histoire m'a permi de rencontrer Abdon Maragesi j'ai nommé '' l'homme aux carottes - Mister carott ''. Ce monsieur m'a abordé durant le voyage en me disant qu'au moins, j'aurais quelque chose à écrire dans mon carnet de route puis il m'a aidé à me poser en ville après ce voyage titanesque...19h de retard tout de même...

Nous sommes allés au mémorial du docteur Livingstone, célèbre missionnaire écossais parti en afrique pour assister les populations isolées et frappées par les épidemies et l'esclavage organisé par les pays arabes. Puis chose qui ne doit pas arriver souvent, l'homme aux carottes est venu à ma Guest House me laisser une invitation à diner avec lui et sa femme chez lui. Je peux vous dire que ce n'est pas tous les jours que les locaux ouvrent leurs portes de cette facon-là dans une ville ou il n'y a aucun souci pour trouver à manger, quel honneur et quel bonheur !!!



Je raconterai brièvement que sur Kigoma et également grâce au bus tombé en panne, j'ai fait la connaissance de l'un des créateurs de l'organisation MIBOS dont j'espère vous entendrez parler sous peu. Le pivert n'a pas dit son dernier mot a Zanzibar, on peut faire quelque chose avec eux, c'est sure mais je ne sais pas si j'aurai la chance de retourner à Kigoma. C'est après 30h de train entre Kigoma et Dodoma puis 7h de bus que j'arrive enfin à Dar Es Salaam, capitale de la Tanzanie.

A peine arrivé, je suis en contact avec Jean, un autre francais expatrié et c'est parti le lendemain pour l'île de Zanzibar et ce fameux festival de musique. 2h30 de traversée en bateau et me voilà en plein Stone Town, la vieille ville. Un dédalle de rue ou il est aussi facile de se perdre que de manger un poulet-frites en Afrique de l'Est (bizarement, le poulet frite est très facile à trouver par ici)...

Le festival se déroule dans un vieux fort au bord de l'eau, équipé pour l'évènement, c'est superbe et ça me rappelle le festival de Jazz dans la vieille cité de Carcassone et une certaine Cesaria Evora. Les barbecues Sea Food permettent de déguster à n'importe quel moment de très bonnes brochettes de poissons et il y a le long du port un vieux monsieur qui prépare un thé comme jamais vous n'en avez bu de votre vie, un vrai délice...



Zanzibar, lieu de transit des esclaves noirs en direction des pays arabes. Je ne citerai volontairement aucun chiffre, je vous laisse faire votre recherche vous même mais c'est énorme. Bref, cette île est chargée d'histoire et ça se sent. Il faut savoir qu'il y existe une forte influence indienne, tout comme Nairobi et Dar Es Salaam. 98 % de la population zanzibarite est musulmane alors on vit au rythme des prières et selon les traditions locales.



Zanzibar offre une très forte identité et ce ne sont pas moins de 1 million de personnes réparties sur les deux îles. En dehors de Stone Town, ce sont des plages merveilleuses, idylliques, bleues par les eaux, blanches par les sbales et vertes avec tous ces cocotiers qui recouvrent l'île. Ce sont des routes de terre rouge qui transpercent ces étendues verdoyantes, un mélange de couleurs très plaisant pour les yeux d'un nordiste connaissant plus la grisaille que les couleurs méditerranéennes.



Pour ce qui est du festival, le programme était très chargé. Musique venant d'Afrique essentiellement (Zimbabwe, Mozambique, Rwanda, Nigeria, Tanzanie, Kenya, Sénégal et bien évidemment la musique traditionnelle zanzibarite : '' le Taraab '' mais aussi des artistes norvégiens, autrichiens, suisses ...). Le mélange des style entre ce que nous pourrions appeler la musique du monde, le reggae, le rap, la musique instrumentale, des instruments d'un autre monde et des influences musicales comme on en trouve nulle part ailleurs.



Quelle ambiance, quelle puissance musicale, quelles voix parfois mélodieuses parfois hurlantes de révolte mais c'est aussi un cri de rassemblement sous la coupe de la musique que l'on ne peut contrôler, qui traverse les frontières, qu'on ne peut retenir et qui trouvera toujours son chemin ... Durant ce festival j'ai eu la chance et l'honneur d'être interpelé par Bi Kidude, la célèbre chanteuse (un peu comme la Cesaria Evora du Zanzibar). J'ai soudainement vu un attroupement et je me suis avancé pour voir tous ces jeunes regroupés autour de cette grand-mère qui m'a regardé droit dans les yeux, demandé de venir en face d'elle, m'a tenu la main et fait la conversation avec l'aide d'un traducteur. Elle voulait savoir ce que je faisais là, d'où je venais et a fini par me raconter quelle avait été sa surprise la première fois qu'elle avait mangé des grenouilles en France !!!



Bi Kidude


Un moment très précieux, le pivert a décidément beaucoup de chance, les rencontres se font nombreuses et parfois avec les gens les plus reconnus de ce joyau qu'est Zanzibar ... Musique, musique et encore de la musique pendant 6 jours, de belles images pleines de couleurs, un partage général avec tous ces gens venus pour la même chose, une forte présence touristique mais canalisée et puis dès que vous partez vers les plages les moins visitées qui sont parfois les plus splendides, une sensation de bout du monde s'empare de vous en très peu de temps, photos de bâteaux, images de pêcheurs et quantité de bons poissons grillés ...



Une petite visite des parties de l'île servant à la culture des épices (Zanzibar, premier exportateur mondial de clou de girofle) plus un p'tit tour en bateau direction une île où la taille des tortues dépassent mes facultés imaginationnelles, c'est vraiment dingue et très impressionnant. On ne peut pas imaginer leur poid et leur taille, c'est tout simplement trop pour les yeux d'un seul pivert...

Zanzibar ou un lieu de prédilection pour les amoureux, rivalité certaine avec l'archipel des Galapagos pour un futur voyage de noces !!!

 
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Commentaires
1.   romanou  ›  dimanche 18 mars 2007 à 18:33

salut tonton piverthe

je pense tres fort a toi

A bientot

Roman

 
2.   marie  ›  mardi 27 novembre 2007 à 18:24

pouvez-vous me donner les dates du festival ?
Merci d'avance

 
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