1ère action à Nairobi au Kenya



En ce qui concerne notre 1ère action, j'ai eu la chance de rencontrer Marie qui est Burundaise et Marie est née où? vous ne me croirez jamais! à Villeneuve d'Ascq! là il faudra m'expliquer comment c'est possible de rencontrer à Nairobi quelqu'un originaire du Burundi qui est né à Villeneuve d'Ascq...

Bref, Marie fait ce que l'on appelle dans son university le " Community Service" dans un orphelinat et je l'ai suivi sur place le lendemain de notre rencontre en direction de Rehema Children's Home.



Nous y voilà le lendemain avec Miguel en train de cirer les chaussures des enfants et de prendre contact avec les personnes en charge de cette structure: Mr et Mme Schwandt. Ils nous expliquent que c'est avec l'aide de l'église, leurs propres investissements, des dons venant d'un peu partout mais essentiellement leur réseau et évidemment très peu d'aide de l'état qu'ils finissent chaque année avec de lourdes factures.



La situation est assez prenante, ces enfants ont été abandonnés pour la plupart dès leur naissance et ce à l'hôpital même, dans les toilettes ou les cages d'escaliers. La moitié d'entre eux, à savoir 51 enfants ont entre 8 mois et 11 ans et sont contaminés par le virus du Sida. Ils ont donc un traitement journalier qu'on leur donne en leur expliquant que c'est pour rester en bonne santé...



Nous sommes donc retournés sur place la semaine suivante pour passer un peu plus de temps avec les enfants et puis le lendemain, on s'est mis d'accord sur plusieurs produits de premières nécessités et nous sommes allés faire des courses pour un montant total de 150 euros.



Résultat: 100 rouleaux de papier toilette, 20 litres de jus de fruits (ce fameux jus qu'on mélange avec de l'eau), 20 kg de riz, 6 kg de savons, 10 litres d'eau de javel, 10 kg de biscuits et autres céréales, 10 bouteilles d'huile de foie de morue (très utilisée pour les enfants ici), et 10 kg de lessive en poudre.



Le truc c'est qu'ils font des courses tous les 3 ou 4 jours avec ce qu'ils ont alors ces produits en plus ou moins grande quantité permettront de conserver certaines sommes au cas où un enfant serait gravement malade (rechute, hospitalisation, traitement d'urgence etc...).



Cet endroit respire la vie, donne envie et incite à s'impliquer un peu plus. Ces enfants ont une pêche d'enfer, ils suivent les classes que des professeurs très peu rémunérés viennent leur donner et ils ont un groupe de femmes qui travaillent tous les jours à leur éducation, hygiène et surtout l'organisation de la structure:lessive, repas, douche, et tout ce qui s'en suit...


Dédicace du pivert aux enfants de l'orphelinat, j'ai nommé...Kilunda, Banati, Janna, Harry, Carol, Dennis, James, Grace, Julius, Moses, George, Caileb, Eric, Titus, Brian, Caroline, Samuel, Asha, Jacqueline, Steven, Thomas, Simon, Paul, Joseph, Mary, Ayub, Wesley, Roger, Janet, Thimoty, Theresa, Stella, Alice, Chege, Catherine, Tom, Krip, Luka, Sheldon, Mercy, Philip, Micah, Joshua, Silas, Faith, Musa, Elisabeth, Mark et Josiah.

 

Arrivée à Nairobi au Kenya

Le Kenya se trouve en Afrique de l'Est et se situe entre l'Ethiopie, la Somalie, l'Ouganda, et la Tanzanie.

C'est une ancienne colonie britannique ce qui explique qu'on y parle et qu'on y apprend l'anglais à l'école. Le Kenya a obtenu son indépendance le 12 décembre 1963, il y a moins de 50 ans!!!

Mon arrivée à Nairobi fut des plus appréciables puisque Christophe alias Kris Lave avait pour ainsi dire tout preparé. Boniface un ami chauffeur de taxi m'attendait à l'aéroport avec une pancarte sur laquelle était marqué devinez quoi: PIWI. Ma foi je suis arrivé comme à la maison...



J'ai été déposé chez Miguel, un ami de Kris qui m'a accueilli à bras ouverts et fait découvrir la nuit de Nairobi comme il se doit. Je ne savais pas qu'un corps humain pouvait bouger de la sorte. La bière locale est pas super et ressemble à de l'eau, le temps de la Karmeliet triple est révolu mes amis...Nairobi c'est un peu plus de 3 millions d'habitants et une désorganisation incroyable. les règles de circulation sont simples, il n'y en a aucune.

On y parle essentiellement anglais mais la langue nationale est le Swahili alors il faut apprendre à coup de Ashante Sana, Sawa Sawa, Manbo et autre Poa...Nairobi est à 1729m d'altitude tout de même et le peu de vent qu'on y trouve est très mais alors très agréable.

Cette ville est cosmopolite, dangeureuse et américanisée.

J'ai donc eu la chance de me faire une vraie idée de la réalité africaine, profiter des folles nuits sur Nairobi a été sans aucun doute un bon tremplin pour mon adaptation mais cette rencontre avec l'orphelinat, c'est quand même autre chose...

Ici les routes sont défoncées, les besoins inombrables. C'est difficile de comprendre tout se qui se passe ici, il faut des connaissances géopolitiques très affutées et beaucoup d'expérience. De nombreuses conversations permettent d'en savoir un peu plus mais c'est pas toujours facile. Histoire de pression sur les villages et les tribus aux approches des élections, il faut absolument apprivoiser les votes de chacun pour détenir le pouvoir. On ne parle que de corruption ici alors que faut-il espérer? Bienvenue en Afrique...

Donner pour mieux recevoir, j'en ferai ma propre adaptation: Donner pour apprendre à mieux donner...

Chaque fois je ferai une dédicace à 6 personnes parce que 6 milliards de piverts alors pour cette fois, nous aurons:

Rémi Favier:donne-moi des nouvelles amigo et sache que je pense très fort à toi

Reynald Verfaille: Merci encore pour le site chef et porte toi bien, plein de békots

Euloge Akono: Quel bonheur de te revoir, très impatient de renouveler tout ça, prend soin de toi et ton ptit trésor

Julie Bertout: J'ai pas fait la compil de musique latino, quelle honte!!!tu attendras bien 2008

Christophe Lavalle: Bientôt le sommet de l'Afrique sera entre nos mains amigo, merci pour tout...

Valérie Garcy: Je veux des nouvelles de toi très vite sur mon adresse perso chère et tendre cousine, je t'embrasse très fort